J’adore…la fontaine

J’adore… la fontaine

Il y a le tumulte des couloirs, des élèves tristes (ou heureux, c’est selon) de sortir de cours ou d’y aller.

Il y a les élèves qui mangent dans le réfectoire, rient, oublient les cours et se racontent ce qu’ils ont fait eux en classe à leurs ami(e)s, ou qui sort avec qui, tout, n’importe quoi.

Il y a ceux / celles qui se réfugient dans le coin presse pendant les repas et s’ouvrent sur le monde, ou lisent des BD, des magazines.

Il y a les joueurs / joueuses de foot avec une balle en papier dans la cour en criant et en faisant du bruit et dont les non joueurs se protègent avec leurs écouteurs dans les oreilles, en oubliant le tumulte de la cour.

Il y a les cours, intéressants ou pas, les jours où l’on a mal dormi et on l’on essaie de ne pas dormir en classe (parce que quand même…).

Il y a les disputes bruyantes dont on a oublié le sujet 2 heures plus tard.

Il y a les maux de ventre, les migraines, les passages à l’infirmerie, les coups de blues sans la famille, les larmes parfois…

Il y a les fous rires en classe, dans la cour, avec les copains, des fois même en classe.

Il y a les cours du / de la prof qui nous apporte plein de choses.

Il y a ce qu’on ne savait pas et ce que l’on découvre.

Il y a le prof qui nous dit que le cours était super, qu’on a bien travaillé.

Il y a toujours un moyen de s’évader un peu, d’être un enfant, pas qu’un élève.

Et puis, il y a la fontaine.

On l’adore.

En fait, non, la fontaine, on l’aime.

Adorer, c’est trop fort, on gâcherait, ça sera la brutaliser. Chut, doucement…

La fontaine, on l’aime… chut…

Elle est hors de la cour, cachée sur le côté, derrière un tout petit parc, on ne peut y aller que rarement, avec un adulte, un professeur, un surveillant quand la journée a été longue, qu’on a eu le droit de finir l’aide aux devoirs plus tôt.

Des fois, on y fait cours…Pas de tables, pas de tableau… Des fois, les profs, ils ont des idées bizarres…

Mais le mieux, c’est d’y aller en fin de journée.

Elle est calme, il n’y a pas de bruit, on peut s’assoir, s’allonger sur les bancs, sur la pierre, rêver, téléphoner à la maison, raconter la journée, bonne ou mauvaise, ne rien faire, écouter de la musique, parler au professeur (il y a un humain en fait derrière).

Il n’y a plus de temps, tout s’est arrêté.

On va rester là et ne plus retourner à bord du train de la vie à l’Internat

Et puis si, quand même, on a faim M’sieur.

Comme eux, j’adore la fontaine. Chut…

Une réflexion au sujet de « J’adore…la fontaine »

Les commentaires sont fermés.