J’adore…la tempête et le sourire.

Finalement oui, j’adore la tempête.

Allez, avouez-le, quand il fait beau, pas de nuage, pas de vent, on s’ennuie, non?

La tempête, la pluie, le vent, j’ai toujours trouvé que c’était la vie (je peux vous dire qu’en ce moment, il y’a plein de vie chez moi, vu le climat).

Le travail, au final, c’est pareil. Mais de quoi il nous parle là? Il a perdu la tête? Je vous entends penser tout haut. Ne niez pas, je commence à vous connaître, gentils lecteurs.

Bon, quand je dis tempête, je ne veux dire pas la vraie tempête. Mais pas le clame plat permanent (un peu des fois quand même), tout roule, RAS.

Je parle de questionnements, des cours pas simples, qui ne marchent pas, qui forcent à chercher, se remettre en question, se demander ce qu’on devrait faire autrement. Des jours où ça ne va pas.

Disons-le, je n’ai pas vécu une bonne rentrée.

Bon, déjà j’ai eu des vacances nulles, dos bloqué, mal, pas pu bouger. Mais au final, j’ai travaillé, préparé de jolis cours et je repartais tout content en me disant que j’allais tester mes nouveautés.

Patatras!

Rien n’a marché ce premier jour. Des élèves totalement apathiques, couchés sur leurs tables, coudes, bras, derrière leur cheveux, youhou y’a quelqu’un? Alors bon, je ne devrais pas me plaindre hein. Ils ne font pas le bazar, ils attendent respectueusement la fin du cours en me regardant.

Mais non, je veux plus (oui, je sais, je suis casse-pieds).

Et la journée passe, et rien n’y fait, et je n’y arrive pas…

Ah la la, le prof tout dépité qui se dit qu’il n’assure vraiment, mais qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce que je fais mal? Pourtant il était tout beau mon joli cours…

Ah la la, le ramassage du prof à la petite cuiller par les collègues gentils dans la salle de prof avant la dernière heure de 16h30 à 17h30 (qui elle curieusement, marche).

« Ils sont pas encore rentrés dans leur tête, laisse leur le temps. »

« Ils n’ont pas encore envie d’être là… »

« Mais non, c’est pas toi. »

« Mais si, je t’assure! »

Ah, le blues de ce premier soir mais-si-j’en-ai assez-je vais-tout-arrêter-il-faut-que-je-fasse-autre-chose.

Jour 2.

Suite des cours de jour 1, et là, tout roule, tout fonctionne, tout se passe bien, oh la belle trace écrite dans le cahier, ouah les belles phrases en anglais, quoi c’est déjà fini?

Pourtant, même prof, même approche, mêmes élèves, mêmes heures.

Une différence, j’ai repensé à faire une chose que j’avais oublié de faire le premier jour et à laquelle je tiens, même pendant les jours durant lesquels ce n’est pas calme plat:

les accueillir à la porte de notre chez nous de classe avec un grand sourire et un good morning /afternoon!

Moi, je crois que ce sourire, mon sourire, il change tout.

Moi, je crois en mon rituel.

Purée, le prof, il est CONTENT de nous voir. (et en plus, c’est vrai, en général).

Si, je t’assure, tu vas voir, le cours ça va être bien. J’ai confiance en toi, en moi, en nous, je sais que tu vas comprendre, que je vais te comprendre, que tu vas / nous allons être bien dans notre cours.

Et non, je ne te laisserai pas repartir si tu n’as pas compris. Oui, je ré-expliquerai. Si, si, toutes les nouvelles choses seront expliquées, tu verras, c’est facile l’anglais. Je peux le faire, tu peux le faire, nous pouvons le faire.

Il y a tout ça dans mon sourire (même forcé les jours où je ne suis pas en forme / mal dormi etc).

Moi, je le crois.

Ils savent le lire mon sourire. Alors, ils arrivent, fatigués ou pas, calmes ou pas, envie ou pas, mais moi, je souris.

Et vous savez quoi?

Des fois, ils répondent même à mon sourire par un sourire…

Tiens, il fait à nouveau beau…