j’adore… ne pas être dimanche.

Vous adorez le dimanche, forcément.

Le dimanche, c’est la belle-famille à la maison (quoi, vous n’appréciez pas belle-maman…?), c’est du repos, des matchs de foot le soir à la télé, le canapé sur lequel vous regardez tous les trucs débiles qui peuvent passer à la télé, ça peut être sortie avec les enfants, le compagnon / la compagne, un resto, bref, tout sauf le boulot.

Moi, je n’aime pas le dimanche.

Le dimanche, c’est la veille du lundi, et le lundi, je reprends le travail. Vous aussi me direz-vous…

Certes, mais moi, en grand névrosé, je commence dès le dimanche matin à penser à ce que je dois avoir fini avant le soir. Aux copies, aux cours à faire / finir / peaufiner, aux choses à organiser, à mon cartable à préparer, à « mais où j’ai mis cette copie déjà? », « à mon dieu mais je n’aurais jamais le temps de tout faire » et cela me préoccupe dès le matin au réveil, parfois même le samedi. Dès le petit déjeuner entre 2 grognements sous forme d’interaction, j’y pense. Pendant la préparation du repas, j’y pense. En regardant, les infos, j’y pense. En allant me promenant dehors, j’y pense. Bref, j’y pense.

Et là, 2 possibilités.

Soit je m’y mets dès le petit-déjeuner pris, et je bosse, et j’avance, et j’avance et je me dis que j’ai vraiment été idiot de me soucier de ça, que voilà, il est une heure et j’ai presque fini.

Soit, j’ai décidé de reporter car je voulais me reposer (je m’efforce d’apprendre que j’y ai droit). Et là, toutes les activités fun / reposantes que je fais sont entachées par le travail.

Pas le grosse tâche infâme de café sur votre belle chemise blanche faite par la tasse de café renversée à 8h25 par votre collègue que décidément vous aimez de plus en plus, non non, la tâche faite le midi à la cantine en plein milieu de votre chemise préférée, celle dans laquelle vous êtes super beau et dégagez une autorité naturelle pleine d’empathie pour les difficultés de l’élève, tâche qui ne se voit pas tant que ça, mais qui se voit et qui va occuper les enfants en classe tout l’après-midi (marche aussi avec le morceau de salade coincé sur une dent depuis le midi et dont vous sentez la présence seulement une fois rentré chez vous le soir). Vous voyez?

Le problème, c’est que même le travail fini, le prof névrosé comme moi, il n’a jamais fini. Il y a toujours un truc plus ou moins lointain auquel il serait bon de commencer à penser. Donc, même si l’option un a été prise, vous avez toujours impression d’être dans l’option 2.

Bref, je suis un grand névrosé du travail. Je ne sais pas si je suis seul, mais hier en en parlant avec un collègue prof des écoles, il me disait vivre la même chose dès le samedi (y’a pire que moi, donc…).

Donc, voilà, option 2, dimanche, 15h48, je tiens bon et je vais me détendre en tweetant…le lien vers ce blog, lui-même lié au travail… gniaaaa, je ne m’en sortirai pas…

4 réflexions au sujet de « j’adore… ne pas être dimanche. »

  1. non non, la tâche faite le midi à la cantine en plein milieu de votre chemise préférée, celle dans laquelle vous êtes super beau et dégagez une autorité naturelle pleine d’empathie !
    Ouh là là quelle confiance en soi ! -;))

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