J’adore…les Cahiers Pédagogiques.

Ah, vous y avez cru hein! Vous avez pensé que là, bassement, comme ce sont les vacances, j’allais vous parler de vacances. Hé bien, non. Je vais vous parler des Cahiers Pédagogiques, qui sont, chez moi, liés aux vacances quand même. Si, si, vous allez comprendre…

Enfin, voilà. Rien de tel que le jour où tu arrives, gentil compagnon.

Souvent, je te découvre en rentrant du travail, caché dans la boiîte aux lettres, et là, je suis tout content, je ne t’attendais pas. Vite vite, à la maison.

De quoi, tu parles ? «Le lycée, entre collège et supérieur»… Mwouououais… «L’erreur pour apprendre». Chic, chic…

Mais ne pas tout de suite retirer le film plastique. Attendre LE moment que tu mérites. Je ne vais pas te découvrir comme ça, n’importe où, n’importe quand. Je dois être disponible. Surtout que des fois tu arrives avec d’autres revues, je ne dois pas faire de jaloux. Tu le comprendras bien.

Et puis, des fois, je n’ai pas le temps, ou je te découvre dans la boîte aux lettres le matin, et tu voyages dans mon cartable plusieurs jours. Ah, ça, tu en as rencontré des paquets de copies en attente au fond du cartable, cotoyé des stylos rouges….

Bon, posons le cartable, enfilons les chaussons (important le confort du pied pour la lecture), mettons-nous à l’aise, un petit café.

Ah, je suis prêt. Hop, blister enlevé. Parcourir ton contenu. D’abord le dossier. Tout plein de noms connus depuis que je suis sur Twitter. Suis décidément bien content d’être sur Twitter. Découvrir mon nom dedans dans un coin à quelques pages de toutes ces personnes que j’apprécie. Fierté. Mais laissant mon narcissisme de côté, je continue, je découvre un billet du mois. Encore un nom connu et apprécié. Ca va être bien ce numéro ! Je note tous les titres des articles que je dois lire.

Et c’est là que ça se gâte. Je dois faire d’autres choses, et reporter la lecture.

Bon, je te range à côté de tes grands frères…

Mais ne va pas croire que tu es maltraité, tu rejoins tes cousins les livres pédagogiques, qu’en général j’achète par série et pulsion en allant chez mon libraire, livres qui m’ont intéressé, que j’ai achetés, mais que je n’ai pas (encore) eu le temps de lire et qui attendent gentiment près du bureau. D’ailleurs, vous vous connaissez, je crois, vous êtes voisins. Des fois, je t’emmène pour te lire avant la sieste. Je te pose au pied de lit, mais là, souvent, je m’endors, ou tu es confronté à une BD, au journal. Combat inégal, mauvaise heure.

Ah, beau numéro des Cahiers des années précédentes, toi et moi, on en a fait du chemin ensemble ! Combien de fois es-tu venu avec moi entre 2 et 3 dans la salle des profs pour finir concurrencé lâchement par un café ou un magazine qui traînait ? Combien de fois j’étais là, sur le point de te sortir de mon cartable, quand est arrivée la collègue qui avait un truc urgent à me dire sur les soldes ou notre classe en commun ?

Toi et moi d’ailleurs, on a souvent voyagé ensemble. Mais si, souviens-toi ! La Bretagne, il y a 2 ans, tu y étais ! La Suisse, aussi! La Bourgogne, là également ! Le séminaire à Paris, le salon de l’UNESCO, tu y étais, on a pris le train ensemble. Tu es devenu ami avec ma valise à force de voyages. Tu étais rangé avec un livre, car forcément j’allais avoir le temps de vous lire dans le train, la voiture ou à un autre moment…C’est simple, dès que je voyage, tu es là. Bon, je sais, tu vas me dire, je ne te lis pas forcément, des fois, je préfère un DVD en anglais. Déjà, je te ferai remarquer qu’écouter un DVD en VO, c’est pour moi du travail (je dois entretenir mon anglais…). Ensuite, quand même, tu as voyagé avec moi. Tu ne vas pas me reprocher ça…Tu en as vu du pays !

Bref, j’avoue, je n’ai pas le temps de te lire comme je le voudrais. Je ne le prends pas pour être plus précis.

Mais, voilà. Les vacances sont là. Et, j’ai le temps. Je vais te lire.

Si, si…

3 réflexions au sujet de « J’adore…les Cahiers Pédagogiques. »

  1. C’est amusant car je fais la même chose avec mes vocables, ils ont beaucoup voyagé (du moins, certains specimen), ils sont allés en Nouvelle Calédonie, au Portugal, en Belgique,… and so on….

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