J’adore… me réveiller (quoique…)

Le mois d’août pour moi, c’est comme une seule journée dans la semaine. Un dimanche.

Je retourne progressivement au travail, mais très difficilement. Aussi difficilement que je me mets au travail un jour où je n’ai pas cours. Le dimanche donc.

Le réveil le matin alors que je dois travailler, c’est à la fois pas bien (il va bien falloir se lever…) et totalement délicieux (car quand même, on est bien à dormir là, tranquille sous la couette, c’est bon de dormir, de se rendormir…).

J’ouvre un œil début août. Tiens, si je préparais une séquence autour de ce document ? Oh non, début août, j’ai encore le temps…on verra ça plus tard, demain, après-demain, la semaine prochaine. Allez, on se rendort… Je referme mon œil. Dodo, repos.

Un peu plus tard, je me dis que je pourrais sortir de mon sommeil pédagogique, ne serait-ce que pour étancher ma soif…Je vais me lever pour boire, mais je me recouche après. Je décide donc de lire tel ou tel ouvrage. Ah, c’est vrai que ça va mieux, mais il est toujours très tôt, 5 août…. Ouh la, mais j’ai encore le temps de me rendormir… Je retourne dans mon sommeil professionnel…Et je me rendors.

8 / 10 août…Bon, là, je pourrai me lever et m’y remettre. Une petite séquence peut-être ? Rien ne m’empêche de la préparer de façon zen, en restant en pyjama…Mais bon, je m’étire, je m’étire, je m’étire (oui, je suis tout contracté le matin…) je tâtonne, je trébuche, je n’ai les yeux  bien ouverts, je mets un temps fou à arriver à m’y mettre. Pas facile le réveil…Enfin, globalement, j’ai fait quelque chose de pas mal en deux fois plus de temps que d’habitude…Pas assez dormi moi, il est encore bien tôt, pas fini ma nuit. J’y retourne.

15 août. Il est midi dans ma journée. Bon, il faut se lever. Je suis bien reposé.  L’heure de se nourrir. Une petite revue, un petit article que je n’ai pas eu le temps de lire dans l’année, je feuillette un nouveau manuel,  la presse étrangère…Plein d’idées, la lecture me nourrit, me sert de caféine, je reprends des forces.

Mais, c’est l’heure de la sieste là… 20 août. Et puis dans le sud il fait trop chaud pour rester éveillé l’après-midi. Je retourne dormir. De toute façon, j’ai bien mangé, il faut que je digère mes lectures, la sieste aidera…

25 août. Réveil de sieste, un œil, l’autre, ils se referment, pas assez dormi. La tête est lourde. Je ne sais plus si je suis le matin, le soir, l’après-midi, quel jour on est déjà ? Je tente de préparer un cours, une évaluation, je ne sais plus faire je n’y arrive pas… Ah mais je ne vais jamais avoir le temps de préparer… je ne serai jamais prêt…Coup de stress. Ca ne dure pas, je m’y remets, et puis progressivement, ça roule, c’est plutôt pas mal ce que j’ai fait…Je suis content de moi.

28 août. La fin du mois approche. C’est le soir. Comme lors d’une journée d’été bien remplie, je n’ai pas fait la moitié de ce que j’avais prévu, je vais le regretter le mois suivant quand j’aurais moins de temps mais pour l’instant le soleil se couche (sur mes vacances), je profite, je me repose, j’attends, j’essaie de ne pas y penser…

2 septembre : Minuit. RAAAAHHH, c’est demain, j’aurais pu plus travailler quand même. Mais quand est-ce que je vais tout faire… quand est-ce que…

Assis sur le rebord du lit, l’air pas très frais, le cheveu en bataille. Qui suis-je ? Mais je suis où là ? On est quand ? Ooooh mais c’était un rêve… 14 août ! oh, mais j’ai le temps… une petite sieste ?