J’adore…#EdMusConnect

C’est l’histoire d’une rencontre.

C’est en fait l’histoire de plusieurs rencontres.

En plusieurs fois.

D’abord sur Twitter. Des gens différents, avec un unique point commun. Une passion pour l’enseignement.

Des profs donc. De musique, d’anglais, mais aussi des professeurs des écoles, des inspecteurs… Des français principalement, mais pas que.

Des gens d’un peu partout en France et ailleurs, qui jamais dans cette grande machine qu’est l’Education Nationale n’auraient dû se rencontrer, encore moins échanger travail, car, et ce malgré la transdisciplinarité voulue, il n’y a que très peu de chance dans cette grande maison de rencontrer des enseignants d’autres matières ailleurs que dans son établissement, et je ne vous parle même pas de rencontrer des PE, pourtant formidables, ou des collègues d’autres académies…

Mais voilà, ce web 2.0 tant décrié et que certains voudraient bien voir contrôlé, ce web 2.0 il a fait que ces gens se sont progressivement mis à échanger sur Twitter, à s’apprendre des choses les uns les autres, se sont aussi mis à parler de tout, du dernier bœuf mode en cours chez l’un, ou de la dernière sortie en kayak de l’autre, tout en parlant Freinet et iPad et en filant un coup de main online pour les devoirs des enfants. Ces gens ont appris à s’apprécier, à trouver plaisir à se retrouver sur Twitter le soir, la matin, le midi, entre 2 cours, de façon plus ou moins spontanée, parfois lors de rendez-vous pris en ligne.

Un jour, un petit groupe au sein de ce groupe s’est dit que franchement ce serait terrible de se rencontrer autour d’une pizza pour parler en ‘vrai’, comme ils le font sur Twitter. Et les autres membres de ce petit groupe ont aussi voulu venir, et la rencontre informelle autour d’une pizza est devenu quelque chose de plus construit, tout en étant joyeusement bohème.

Et puis, ils se sont retrouvés. L’auteur de ces lignes s’est trouvé un peu nerveux se demandant s’il allait leur plaire, un peu comme à un premier rendez-vous. Comment faire si ils ne s’entendent pas ? Comment continuer à enseigner sans tous ces collègues épatants devenus sa seconde salle des profs, en bien mieux, sans complaintes, avec du positif, de l’envie ?

Et puis, lui le prof d’anglais, il est arrivé parmi tous ces gens qu’il connaissait sans les connaître, s’est tout de suite senti à l’aise, chez lui, comme s’il retrouvait sa bande de pote qu’il avait quitté la veille. Il a participé à des ateliers, fait de la musique, lui qui a autant de rythme qu’une cuiller en bois, a papoté pédagogie avec les uns et les autres, a enfin rencontré unetelle et unetelle, et untel, et untel, puis a cherché qui était untel, s’est amusé de ne pas savoir le prénom de truc tout en le connaissant si bien, a continué à appeler une partie des ces personnes par leur pseudo en ligne…Il a aussi fait la connaissance des personnes qu’il ne suivait pas sur Internet…Des nouveaux amis.

Et puis voilà, il faisait bon et chaud au cœur à Toulouse, malgré le vent, la pluie, l’absence de chauffage dans sa chambre… Il a redécouvert que d’autres pensaient comme lui, a tant appris de ces collègues d’Education Musicale délicieusement créatifs, a eu envie de faire de la musique, du chant, a eu envie lui aussi de trouver sa tessiture alors que d’autres se découvraient soprano. Et puis, il a aussi été utile à quelques uns en partageant son expérience. Le lendemain, il a brunché, découvert qu’une table pouvait faire de la musique…

Il est reparti le prof d’anglais en se disant que l’interdisciplinaire c’était quand même super chouette, qu’il y avait plein de choses à faire, simplement, et que si lui avait tant appris en échangeant avec ses collègues d’autres matières, qu’en serait-il des élèves qui travailleraient au sein des ces cours inter-matières ? Qu’il fallait penser en dehors de sa simple matière,  ouvrir son établissement aux autres et collaborer.

Venir à Toulouse et se rendre compte qu’on ne s’est pas trompé, que ces gens incroyables que l’on suit sur Internet sont aussi formidables et intéressants en réel qu’en virtuel et que sans le savoir on s’est construit une 2e famille…

5 réflexions au sujet de « J’adore…#EdMusConnect »

  1. En fait, c’est une très belle histoire d’amour que tu nous racontes ici, Frédéric !

Les commentaires sont fermés.