J’adore…Padlet.


Jusqu’à présent je vous ai beaucoup parlé des raisons qui me faisaient aimer mon métier, mais pas trop de ce que je faisais, donc me voici de retour après des mois, une éternité sur internet, une éternité qui m’a fait me demander si je devais continuer ce blog ou pas, et puis voilà, moi je l’aime bien mon blog aléatoire qui existe quand il a le temps. Donc, de retour pour plusieurs billets pour vous parler des outils que j’utilise et comment. Aujourd’hui : Padlet.

Tout d’abord merci à l’excellent @remi_masse (suivez son compte !) qui me l’a fait découvrir.

Alors, c’est quoi ? Padlet, c’est comme un bon vieux paperboard, mais sur internet. Vous me direz – on me l’a déjà dit – pourquoi pas la feuille de papier alors ? Oui, ou les signaux de fumée… ou les papyrus…

Plus sérieusement : pour plein de diverses raisons. Déjà, cette « feuille », « page » est accessible de n’importe où pourvu que l’on ait internet, et on peut aussi en paramétrer l’accès en installant un mot de passe (et hop, un espace privé, juste pour vous et vos élèves), personnaliser l’adresse web (ça c’est assez génial, et je passe pour un prof super cool), et on peut aussi décider de ne pas avoir un fond blanc mais y mettre tout type de fond. Bon, d’accord, c’est juste esthétique, mais on arrive à quelque chose d’assez beau au final.

Tout contenu déposé peut aussi être partagé sur les réseaux sociaux, mail etc. Si la page est protégée par un mot de passe, on ne peut accéder à ce qui a été partagé qu’avec le mot de passe. Moi je ne m’en sers pas, les élèves non plus. Je demande aussi toujours aux élèves d’intervenir de façon anonyme. Voilà pour le côté « parano / sécurité », qui n’est pas inutile, il est vrai. Il y a aussi une version payante avec plus de fonctions, mais je n’en ai pas encore trouvé l’intérêt.

Et alors, ça fait quoi ? On écrit sur une page ? La belle affaire ! Sauf que non. On peut y déposer PDF, lien web, vidéos (sous une certaine limite), photos etc. Et le tout très simplement. Glisser / déposer. Je mentionne la simplicité car quand on voit les vrais enfers que sont certains ENT sur ce domaine on se dit que…(auto-censure)

Ah ! Vous voyez que ça commence à vous intéresser. Plus je me sers de l’outil, plus j’en vois la pertinence. Ce qui est très intéressant, c’est que l’on peut aussi paramétrer l’outil pour que telle page créée soit juste consultable, que les élèves puissent participer, voir tout éditer.

Je fais quoi avec ?

Je crée une page par séquence et j’y dépose tout ce qui a été fait, PDF, photos du tableau, copie écran du TNI, lien vers une vidéo, fiche de grammaire, de vocabulaire etc. en mode consultation. Quel intérêt ? Déjà, les élèves, mais aussi les parents qui veulent suivre (il y en a, si si !), trouvent tous les documents qui ont été utilisés dans la séquence. A quoi ça sert ? Déjà, plus de  : «  Mais moi j’étais pas làààààà quand vous l’avez fait ! » et les élèves apprécient de pouvoir retrouver le cours en cas de « perte » du cahier. Au final, on a un joli mini site web sur la séquence. On peut aussi imaginer y déposer les plus jolies productions finales, en accord bien sûr avec les parents, et / ou anonymées.

On peut aussi se servir de Padlet pour travailler certains points spécifiquement. Dans une séquence nous avions travaillé avec mes élèves sur la dérivation par suffixe comment par exemple « fear » devient un autre mot avec -less accroché à la fin. J’avoue, ce n’est pas ce qui est le plus passionnant dans ma vie de professeur. Pour la tâche finale, les élèves avaient besoin d’utiliser beaucoup de ces mots. J’ai créé une page Padlet et demandé aux élèves de déposer leurs mots en indiquant uniquement leur prénom (je leur demande de ne jamais laisser d’information personnelle, même si la page est privée). Ils devaient faire ce travail hors du cours. Cela donne alors comme un bout de papier déposé sur la page pour chaque élève. J’ai donc eu toute une page avec énormément de mots trouvés, les élèves ont été plutôt amusés par l’activité et ont mine de rien travaillé leur lexique. Cette page peut par la suite s’imprimer, et après éventuelle correction, on obtient une très chouette fiche de vocabulaire. Ce qui me plaît aussi, ce que l’on a basculé là en mode collaboratif : les élèves ont travaillé ensemble à la tâche finale de chacun.

Je me sers aussi de Padlet pour travailler la compréhension de l’oral. Merci @AddyCassin pour l’idée, partie de son travail en compréhension de l’écrit. Je mets sur une page Padlet un lien vers un fichier son, et je demande aux élèves d’écouter, de noter les mots clés (chacun dépose ce qu’il a compris, de même façon qu’expliqué plus haut avec le vocabulaire), puis par groupe je leur demande de commencer à produire un résumé. Je donne un temps limite, chacun fait ce qu’il peut et travaille à son rythme, mais chacun à droit à son rythme, et a quelque chose à apporter. Cela implique d’aller en salle informatique, mais on aboutit à un travail très intéressant. Cela peut éventuellement se faire hors du cours par la suite, le cours servant alors à la mise en commun que je peux anticiper en allant voir ce qui a été déposé sur le padlet. Le même principe s’applique pour la compréhension de l’écrit, on dépose un texte, et les consignes etc.

A noter que le professeur peut avoir un rôle de modérateur et il doit alors valider tous les écrits des élèves. Prudent, c’est ce que j’avais fait lors de mon premier Padlet en seconde. Dans la journée, les élèves sont venus me voir : « Mais Monsieur, on écrit, mais y’a rien ». J’ai alors expliqué que je devais valider les messages. Les élèves m’ont alors rétorqué, choqués : « Mais Monsieur, quand même, vous nous faites pas confiance ?! » Et après tout, pourquoi ne leur feras-je pas confiance, me suis-je alors dit ? Je n’ai jamais eu depuis de problème. Après, à vous de voir.

Voici un lien vers un Padlet: ici  vous pouvez aller jeter un oeil, laisser respectueusement un message.

Alors voilà, on peut faire sans, mais cela apporte vraiment un réel plus. Je pense qu’il y a là matière à un travail plus individualisé et plus approfondi, et à l’heure où on nous demande de faire du numérique mais avec tous les freins possibles et imaginables, comme si on nous faisait pas confiance, comme diraient mes lycéens, voilà une partie de ce que je fais et qui est accessible à tous assez simplement.

J’adore… partir et revenir…

En passant


Bonjour à tou/te/s.

Alors voilà. Je n’ai pas écrit depuis quelques temps. Beaucoup de choses dans ma vie privée m’ont occupé, et pourtant j’ai vécu une des plus belles rentrées de ma carrière. J’ai donc beaucoup à vous dire. Mais aussi, après 2 événements sur lesquels je ne reviendrai pas car ils ont déjà été beaucoup commentés, beaucoup d’hésitations.

Puis-je me livrer? Parler librement? Dois-je me censurer? En ai-je envie?

Et ce soir, en lisant sur twitter et sur leurs blogs tous ces collègues qui m’inspirent tant, les @nicoguitare @2vanssay @ticeman01 @edouardvince @lescahierspedagos (et tous les comptes associés) @toupietwopi @nathalieBcoulet et tous les autres que j’oublie injustement et qui font avancer notre maison commune, j’ai envie de partager ma rentrée avec vous, et la suite.  Et puis on verra bien…

Donc merci à vous, et désolé pour ce long silence.

A bientôt.

F

J’adore…la dernière heure de cours avant les vacances.


Un vendredi.
La dernière heure de cours avant de partir en vacances.
Je descends dans la cour chercher mes “grands » (comprendre mes 3e).
Je les aime bien mes grands.
Je les connais pour la plupart tous très bien, l’établissement ayant ouvert progressivement, je les ai quasiment tous eus en classe soit depuis la 6e, soit depuis la 5e. Certains ont beaucoup progressé. D’autres moins. Tous essaient.
Je les trouve dans la cour, qui m’attendent, pas trop motivés, mais ils sont de bonne composition et le cachent.
Cette année, il y a eu 8 semaines entre les 2 périodes de repos, les élèves sont très fatigués.
Moi aussi.
Je décide de plus en plus de ne pas jouer au bon-prof-qui-finit-bien-sa-séquence-coûte-que-coûte-avant-de-partir-en-vacances-même-la-dernière-heure, et je finis désormais la plupart du temps sur une note plus light, même si très liée à l’anglais.
Les élèves se rangent (je suis psycho rigide) et on commence à papoter.
– « Monsieur, on va faire quoi ? »
– « Vous verrez, ne vous en faites pas… »
A ce moment là, les autres 3e de l’établissement croisent les miens qui commencent plus tard l’après midi, et finissent plus tard. Je résume, on va en cours, les autres sortent et partent en vacances. Je me dis que ça ne va pas être simple.
– « Vous avez vu Monsieur, on n’a que vous cet après-midi. »
– « Moi aussi, je suis plutôt content de finir avec vous… »
On avance vers la salle, certains bavardent avec moi. On s’installe dans la salle multimédia, équipée d’ordinateurs.
Je commence en disant que de toute façon on n’aura pas fini la séquence avant les congés, que je préfère reprendre ça tranquillement après, pour boucler les choses de façon correcte, et que, en plus, ça évitera que l’évaluation tombe la semaine de la reprise. (« Ouaiiiiis…. »)
– « Mais on va faire quoi alors ? »
– «  Et si on écrivait dans les wikis que vous partagez avec notre classe américaine sur … » Je propose un sujet, chaque élève partage un wiki avec un élève d’une classe américaine.
– « Ah ouais, sympa ! »
Ecrire en anglais, c’est sympa… Des fois, je me dis que je rêve…
Par contre, on travaille et on avance hein ?
Hop, ils sortent leurs affaires.
– « On allume les ordis, M’sieur ? »
– « Vous vous sentez prêts à écrire directement comme ça ? Ou on fait un petit brouillon avant ? »
– « Ouais, p’t-être un brouillon avant quand même… »
Ils écrivent. Ambiance détendue, élèves sérieux.
Au bout d’un moment :
– « Monsieur, on peut ouvrir pour prendre un dictionnaire ? »
L’élève me montre l’armoire dans laquelle il y a des dictionnaires. On a beaucoup travaillé là-dessus, savoir utiliser un dictionnaire, chercher les différents sens des mots tout au long des années, comparé avec l’usage d’un traducteur en ligne, montré les limites et avantages des différentes solutions quand on cherche un mot.
– « Bien sûr, tiens. »
L’élève revient, me rend la clé.
– « Merci, Monsieur. » Sourire.
– « Je t’en prie. » Sourire back.
Je me dis que c’est bien sympa cette classe polie.
Durant l’heure :
– « Monsieur, je peux vous montrer mon travail ? »
– « Bah, bien sûr… »
Je me rends compte que tous travaillent, calme, bonne humeur.
Je félicite sur tel emploi de mot de liaison complexe.
– « Ah c’est chouette que tu aies employé ça, (hop, petits plus en vert) comme je vous ai demandé, essayer progressivement de complexifier son expression, bien aussi l’usage du prétérit simple… »
– « Merci, M’sieur! » Sourire.
– « Merci à toi, c’est bien ce travail. Tu fais attention là et là (je souligne…), des erreurs sur l’orthographe. Et pourquoi tu ne rajouterais pas telle ou telle chose, c’est encore un peu court, non ? Il y a d’autre choses que tu peux dire sur ce sujet, tu ne crois pas ? tiens par exemple, pourquoi ne pas…» Je propose une piste.
– « Ah si, bonne idée… » Sourire.
Le travail continue, ponctué de demandes pour aller prendre les dictionnaires, me montrer le travail fait ou encore d’allumer un ordi. Je vérifie, je dis que ça me semble bon en effet, et hop, 2 élèves commencent à taper.
Arrive la fin de l’heure. Ça sonne. Je demande de finir le travail en ligne pendant les vacances, je dis que je pourrai regarder via l‘ENT pendant les vacances si certains veulent (je ne me fais pas d’illusions…).
Les élèves sortent, beaucoup me disent au revoir et me souhaitent de bonnes vacances. Certains en anglais. D’autres choisissent de rester. Ils aiment bien ce moment un peu privilégié durant lequel ils peuvent parler. Un élève me demande s’il peut encore me montrer le travail même si ça a sonné.
– « Dis donc, c’est vraiment bien ce travail, je suis fier de toi, tu as bien travaillé. Tu sais, ça me fait vraiment plaisir ce travail, je me dis que j’ai réussi à t’apprendre des choses. »
– « Ah mais moi Monsieur, vu que j’ai eu que vous depuis la 6e, tout ce que je sais faire en anglais, c’est vous qui me l’avez appris. »
– «  Moi aussi, Monsieur, vu que je vous ai depuis la 5e… »
Et là, mon cœur de prof se liquéfie totalement. Quel beau compliment !
– « Monsieur ? »
– «  Oui ? » (<= prof trop fort qui retient sa larmette…)
– « Vous prenez des secondes l’an prochain ? »
– «  Ben écoute, comme tu le sais, moi j’adore travailler en collège, mais tu sais quoi ? J’ai bien envie ! »
On continue à papoter. Et puis ils partent. Et moi, je reste là avec ces jolis moments. Quelle belle heure de travail !
Vous savez quoi ?
J’adore mon job.

J’adore… le petit carnet.


Dans un internat, mais c’est vrai au final pour toute école, collège et lycée, un des défis est de réussir à créer du lien avec les parents. Ils mettent leurs enfants en internat, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent plus s’en occuper ou ne rien savoir de ce qui se passe, au contraire. Il y a une forte demande de nombreux parents de savoir ce qui est fait. Et c’est bien normal.

A la mi-juin, j’ai accompagné ma collègue professeur des écoles (au passage, je recommande à tous les professeurs du secondaire de travailler avec leurs collègues du primaire, j’ai énormément appris, mais j’en reparlerais une autre fois) pour son voyage à Paris, voyage qui venait clôturer le projet de la classe autour de Paris. J’ai proposé d’ouvrir un blog du voyage et de donner le lien aux parents, pour qu’ils puissent suivre ce qui se passe et se sentir impliqués. Tous n’ont peur-être pas d’ordinateur ou internet, mais c’est un début.

Equipé de mon iPhone et de l’iPad, j’ai progressivement mis des photos en ligne et fait écrire les élèves. Comment? J’ai acheté un carnet (moi, j’adore la rentrée et acheter des fournitures, donc ça a été un grand plaisir). J’ai opté pour quelque chose de joli, agréable et avec une couverture dure. Le Moleskine, pour ça, c’est parfait. Petit, compact, et solide.

Au départ, je me suis dit que sans doute ça ne marcherait pas, ils n’auraient pas envie de. Concurrencé dans le train par les MP3 et les consoles de jeu, mon pauvre prof, tu ne feras pas le poids avec ton petit carnet, véritable antiquité… En fait, si. (na!)

J’ai proposé des thèmes. « Pour moi, Paris, c’est… », « A paris, je suis très impatient de … » (donner 3 idées). « 3 ou 4 choses que j’ai apprises depuis… ». Guidés de la sorte, les élèves ont beaucoup aimé écrire et durant le séjour, sont venus à plusieurs reprises me demander le carnet et le stylo. Je garde de ce voyage cet objet superbe, plein d’écrits et d’écritures d’enfants. Un vrai trésor.

Rien de plus pratique et attractif qu’un bon vieux carnet au final.

Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas les faire directement écrire sur l’iPad ? Déjà, moi j’aime le contact du papier, le stylo, et je n’avais pas envie de faire du moderne pour faire du moderne. Ensuite, parce qu’ils ne le manipulent pas si vite que ça, ne sont pas toujours à l’aise pour écrire dessus, et surtout parce que je voulais faire passer l’idée que là on écrivait pour être lu, qu’il fallait donc prendre le temps de réfléchir, de se relire, d’éviter de faire trop d’erreurs, pouvoir barrer, reprendre. Ensuite, une fois que je validais le texte, si on avait du temps, ils pouvaient taper sur l’iPad.

Il se trouve qu’en voyage, du temps, on en a peu. J’ai donc, le soir, récolté les écrits, et les ai transféré sur le blog via le téléphone ou l’iPad moi-même la plupart du temps. C’est d’ailleurs, pour ça, assez génial ces machins là, on peut très rapidement et simplement mettre à jour le blog de n’importe où (à Paris, il y a du wi-fi presque partout).

Bon, les CM2 étaient à bord. Et les parents ?

Pas mal de commentaires laissés par eux, des encouragements, des questions, des réactions, et beaucoup de visites sur le site (environ 800 en une semaine). Les élèves ont été fiers de voir qu’on les lisait, et j’ai l’impression d’avoir impliqué un peu les parents dans le voyage. Les professeurs de l’établissement ont aussi laissé des commentaires, à la grande fierté de nos élèves.

Il n’y a certes là rien de novateur, je n’ai rien inventé, les blogs existent depuis longtemps. Mais j’ai trouvé un outil, un moyen pour faire prendre du recul aux élèves sur leur voyage, tout en connectant les parents un peu plus à l’école. On peut faire pratiquer tout un éventail de types d’écrits: commentaire courts sur une image, bilan, compte-rendu d’une journée, écrits guidés (voir plus haut), et je pense qu’il y a plein d’autres choses auxquelles je n’ai pas pensées.

Pour le prochain voyage, nous pensons donner à chaque élève un carnet d’écrits pour le blog, que nous ramasserons le soir pour mettre en ligne les textes les plus pertinents. Certaines fois, ils voulaient écrire, mais le carnet était déjà pris. Frustrant. A essayer en tout cas car l’envie et le goût d’écrire étaient là.

Une expérience à poursuivre donc. Avec un peu plus d’anglais la prochaine fois. Rendez-vous au prochain voyage ou à la prochaine sortie…;-)

J’adore …Twitter et les sorcières.


Je vous ai déjà dit à quel point j’aimais Twitter, non ? Je ne remercierai jamais assez Amandine Terrier et Bertrand Formet de m’avoir donné envie de me lancer.

Cette semaine a encore été l’illustration de l’intérêt de Twitter quand on est enseignant.

Il y a quelques semaines, Stéphanie DeVanssay (merci !) nous parlait du travail génial d’Alexandre Acou avec ses élèves. Il avait étudié en classe un poème de Jean Tardieu,  » Conseils donnés par une sorcière  » et à partir de là demandé à ses élèves d’écrire des conseils de sorcière sous forme de tweets.

Le résultat, que l’on peut voir là : http://tinyurl.com/ca6rzr2

est tout simplement adorable. Et surtout d’une grande pertinence pédagogique. L’impératif, la ponctuation etc.

Cela m’a donné envie de me lancer. Je lui ai fait part via Twitter de mon intérêt pour son travail et du fait que je pourrais faire la même chose en anglais avec mes 4e. Tout de suite, Alexandre a été emballé et a eu envie que nos deux classes se rencontrent virtuellement autour de cette idée. C’est ça qui est génial avec Twitter. On peut y rencontrer des gens enthousiastes qui ont des idées qui vous emballent et hop, très simplement, se mettre à travailler avec eux.

La semaine dernière, j’ai commencé ce travail avec mes élèves. Mes 4e ne sont pas toujours enthousiastes face au travail scolaire (un euphémisme…), ce coup-ci n’a pas dérogé à la règle. Toutefois, une fois bien lancés, ils se sont pris au jeu, et j’ai été très positivement surpris par leur créativité.

Vous pouvez lire une partie de tous ces tweets sur le Storify fait par Stéphanie (re-merci!) . (là : http://tinyurl.com/bug5tya)

Pour moi, l’intérêt était grand. J’aime beaucoup l’écriture créative, l’idée aussi que mes élèves écrivent pour être lus, et j’aime bien l’idée de les connecter avec des primaires. Je n’ai pas parlé de grammaire etc. mais il va sans dire que moi aussi j’ai travaillé l’impératif en anglais, l’usage du dictionnaire, l’usage raisonné du traducteur automatique, le respect d’une consigne simple donnée en anglais, l’orthographe, le tout de façon me semble-t-il efficace tout en restant légère. D’autres tweets doivent arriver, je les attends avec impatience.

Certes, l’anglais n’est pas parfait, il y a des erreurs, des oublis, mais globalement ils sont compris et je suis dans les objectifs qui me sont assignés, écrire de façon assez claire pour être compris, et il est normal à leur niveau que des erreurs subsistent. Je les ai volontairement laissées pour montrer à mes élèves que l’erreur fait partie prenante du travail, et qu’il ne faut pas en avoir peur (parfois au point de ne plus oser rien faire en anglais pour certains). Nous travaillerons plus tard sur ces erreurs, nous verrons qu’elles relèvent souvent d’un manque de concentration, de relecture et tâcherons de trouver des moyens de les éviter.

Les élèves d’Alexandre ont d’ailleurs commencé eux aussi à écrire en anglais et j’espère que cela donnera envie à mes élèves d’interagir avec eux. Mes élèves, en difficulté scolaire, donnant des conseils à d’autres élèves sur l’usage de l’anglais ? Le bonheur, non ?

Je suis impatient de retourner en classe et de voir ce que cela va donner.

Voilà donc, j’aime Twitter, et j’adore les ( conseils de ) sorcières !