J’adore… les vacances productives


J’adore mon job, certes, mais bon faut pas pousser mémé (ou pépé, ou jeune cousin/e, ne soyons pas sectaire) dans les orties de la pédagogie innovante, j’adore aussi les vacances.

Toutefois, comme je suis un grand spécialiste des vacances gâchées par un rhume-persistant-tendance-tête-archi-pleine-j’arrive-plus-à-respirer-je-ne-dors-plus-la-nuit-donc-je-suis-d’une-humeur-exécrable et je ne profite ni des mes amis, ni de ma famille, ni des superbes paysages bretons / bourguignons / auvergnats etc., ou des week-end anéantis par un mal de dos carabiné avec giga envie de vomir pendant des heures donc retour express en TGV pour me soigner etc., j’en suis donc arrivé à la conclusion que:

– je suis un excellent fonctionnaire qui fait son possible pour tomber malade pendant les vacances (même si je n’y arrive pas toujours) 😉

– je suis finalement fait pour bosser, même pendant les vacances. 🙂

J’ai donc appris à ne pas culpabiliser quand je pense au boulot pendant mes congés.

Je vous arrête tout de suite, ami lecteur (on part du principe qu’on se vouvoie, non?), je ne suis pas un grand névrosé de la pédagogie mais quitte à être mal foutu et ne pas pouvoir profiter de mes vacances, une fois que je me remets, je me dis qu’autant que ces vacances aient servi, et que j’aie fait quelque chose de productif pour le boulot…

Donc là, puisque je commence à me remettre, je pense à mes prochains chantiers des mois à venir…

Dyslexie, tu es donc prévenue que j’en ai assez que mes élèves dyslexiques ne s’épanouissent pas dans ma matière et je vais donc m’attacher à progresser en tant qu’enseignant là dessus. Cela vaut d’ailleurs pour la dyspraxie, dysorthographie etc.

Interdisciplinarité, tu m’intéresses, pas que avec les maths… sache le.

Partenaire Twitter potentiel pour travail inter-classe, je suis là!

Expression écrite et compréhension de l’écrit en anglais, sachez que vous serez au centre de mon travail au primaire et en collège lors des prochains 6 mois.

Et enfin, EIP décelés ou pas, je vais concevoir mes séquences en vous prenant mieux en compte…

Il va donc sans dire que, canapé moelleux, je vais rester loin de toi le plus possible pour être productif. Non, n’insiste pas. Y’a pas de coussins accueillants qui tiennent.

Est-ce que je ferai tout ça au final? Sûrement pas…. mais bon, j’aurais une ligne directrice, les vacances servent aussi à ça…

J’adore les vacances, vous dis-je, mais bon vivement la reprise qu’on puisse (re)travailler! Non?

J’adore… les maths.


Je vous entends déjà (si, si, ne niez pas…).

« Quoi?!! Toi, un prof d’anglais? Impossible… »

Bon, ok, ce n’est pas tout à fait vrai, je ne les adore pas les maths, en fait je suis plutôt mauvais en maths (à tel point que lors de mon premier calcul de moyenne à la main il a fallu m’expliquer…) mais j’adore les maths avec @sab_idem.

@sab_idem est ma collègue de maths. Elle a toujours plein d’idées…

Elle et moi avons décidé de faire des maths en anglais (ou l’inverse).

Voilà comment ça marche.

Prenez un problème en français avec un reine des fourmis, des fourmis rouges et noires, une alliance contre des termites et une sombre histoire de calcul à faire.

Sauf que…

… on le donne anglais, ils ont un mois pour le faire, nous le rendre, le tout en cherchant dans leurs cours de maths et d’anglais les outils dont ils ont besoin pour écrire en anglais et résoudre le problème.

Ils nous soumettent le tout via un Google Form (je ne remercierai jamais assez Lissa Layman de m’avoir montré les Google Form). Hop, au passage, on verra si on ne valide pas des items du B2i (on adore valider chez nous…).

Bon, et ça change quoi?

Rien.

C’est juste plus fun, un challenge et en plus on écrit en anglais avec un but: si j’arrive à comprendre, moi qui suis mauvais en maths, c’est que quelque part, forcément ils ont compris eux les outils de maths dont ils se servent. Et je peux vous dire qu’ils vont avoir du mal à me faire comprendre, m’expliquer la règle etc…

A moi, ça me sert à quoi?

Déjà, je révise mon programme de maths de 3e (ça ne peut pas me faire de mal…si?) et en plus, ça tombe pile dans les Instructions Officielles (ben, oui, je les lis…), à savoir à l’écrit:

Etre capable de rédiger un texte articulé et cohérent sur des sujets concrets ou abstraits relatifs aux domaines familiers.

Les maths, les fourmis, familiers, ils connaissent (bon, ok, les rouges pas trop…) ou travaillé en classe.

Les maths, abstrait (quand même un peu, non?).

Ca marche même à l’oral s’ils doivent me parler:

Etre capable de faire face à des situations variées (pas plus varié que les fourmis noires et rouges, non?) avec une relative aisance.

On lance ça prochainement, ça devrait être sympa, enfin, on espère.

Donc, ne plus dire que les maths, ça ne sert à rien…Les maths, ça sert vraiment! Même à valider des compétences en anglais…