J’adore… mon année numérique.


Il y a un peu plus d’un an, j’étais à l’Unesco, au salon de l’Innovation de l’Education Nationale.

J’ignorais tout de Twitter, sauf le fait que Barack Obama s’en servait, je ne savais pas trop pourquoi, comment.

Les blogs ? Ouais, bon, ok, mais à quoi bon ? Pour dire quoi ? Etre lu par ma mère ? (maman, tu eux lire mon blog, bien sûr, hein, mais autant que je te téléphone pour tout vous raconter à toi et papa…).

Les Cahiers Pédagogiques, sympa comme revue. Jamais je n’écrirai dedans, mais bon, bien.

Et Facebook ? Le mal absolu, voleur d’intimité, jamais au grand jamais je n’aurai un compte.

Un an plus tard, je suis à la tête d’un compte personnel sur Twitter avec 220 abonnés et 6000 messages et d’un compte classe.

Je tiens régulièrement un blog qui a reçu en 9 mois 8000 visites.

Et depuis peu, j’ai une page Facebook que j’alimente régulièrement, que je vais lire, j’ai 55 amis et j’en suis ravi.

Mais que s’est-il passé ?

Rien. Tout.

J’ai découvert en quoi le web 2.0 m’était utile en tant que professeur et professionnel de l’Education.

Commençons par Twitter.

J’ai déjà raconté comment @amadineter @ticechampgnole et @latineloquere m’avaient donné envie de rejoindre Twitter. Mais bon, ça m’a apporté quoi? Ils sont venus avec leurs amis. Au début, bien qu’enthousiaste, j’étais un peu circonspect. Bon, ok, je vois comment ça va me servir pour les élèves, mais à moi…. bof. Sauf que ces trois là sont venus avec leurs amis qui leur ont fait confiance, se sont abonnés à mon compte et j’ai commencé à papoter avec @2vanssay @drmlj @dawoud68 etc etc. J’ai découvert un monde intéressant, fait de mutualisation, d’échanges, d’ouverture. Au lieu que ma communauté professionnelle soit en gros celle de mon établissement, c’est devenu la France. J’y ai gagné en richesse. Et je dialogue aussi avec des non-profs mais passionnés. Professeur et ouvert sur le monde. Alors attention, hein, ce n’est pas la planète des bisounours non plus. Mais j’ai instauré une lecture fréquente de leur tweets et des liens vers lesquels ils envoient et un dialogue tout aussi fréquent avec une partie de mes abonnés, j’apprends beaucoup d’eux, je lis des ressources liées à mon métier, je progresse, j’apprends. Un souci ? Quelque chose que je ne sais pas faire et que je veux apprendre ? Je fais quoi ? Je demande. Et bien souvent, j’ai de l’aide. Parfois, même, maintenant, j’en donne. 🙂 Lors de la 2e session des Journées de l’Innovation, j’ai rencontré une bonne partie de mes abonnés. On était un peu timides de se voir en vrai. Mais très vite, on a échangé, dialogué, rit, partagé nos valeurs. Et vous savez quoi? Dans la vraie vie, ils sont tout aussi passionnants !

Lors des 1er mois, j’ai découvert leurs blogs. 140 caractères, c’est bien, c’est concis, mais c’est court. J’ai bien souvent dit que j’avais trouvé tel ou tel billet sympa, intéressant. Et puis, un jour, sur Twitter…

–  » Mais vas-y, lance-toi.  »

–  » Non mais moi je n’ai rien à dire. »

– « Tu verras bien.  »

–  » Mais ça va intéresser qui, mes propos ?  »

–  » Ben, moi déjà.  »

Et hop ! Happé, lancé, pris au jeu. J’ai découvert à quel point j’aimais écrire, et redécouvert à quel point j’aimais mon métier. J’ai parlé de tout, de rien, mais surtout de ce que j’aimais. Pas envie de parler de mes coups de blues, des moments durs, de ce qui ne va pas. On dresse partout déjà un portrait bien sombre de ce métier que j’aime et qui est bien souvent si beau. Envie de me focaliser sur ce qui fait que j’adore…mon job. Le titre et l’angle étaient tout trouvés. Relayé sur Twitter par mes fidèles twamis, le blog a commencé à vivre en octobre 2011, j’ai depuis écrit plus de 40 billets et reçu tout plein de commentaires, d’échanges, de visites (plus de 8000). Incroyable ! Jamais je n’y aurais cru. Mais surtout, je prends du recul, j’écris, je réfléchis à ce que je fais. Cela m’est devenu indispensable. Je ne sais pas comment je faisais avant. François Muller disait qu’on devrait tous (professeurs) tenir son journal et parlait je crois de Nouvelle Zélande où cela se faisait. Je partage cela totalement.

Bon, vous pensez bien que du coup, je n’allais pas résister longtemps à Facebook. Poussé par @dawoud68 et @2vanssay me voilou sur Facebook, et là aussi, je découvre, j’apprends, je paramètre, et je me félicite chaque jour de lire les « amis » que j’y ai et qui partagent leurs lectures, leurs liens, leurs coups de cœur. Mon intimité volée, j’en fais quoi ? Comme m’a très bien dit @2vanssay, il suffit de n’y laisser que ce que l’on veut y laisser. Pour moi, c’est simple, c’est une page tournée vers mon métier. Un complément au blog, j’y écris ce que je fais dans ma vie de professeur, et surtout, je lis, réagis aux apports des mes  » amis « .

Et au final, honneur suprême, les Cahiers Pédagogiques ont lu mon blog et en ont fait leur blog du mois en janvier, petite pub sur leur page Facebook et là ruée de visiteurs. Du coup, j’en suis naturellement venu à écrire sur eux sur le blog, et pour eux et me voilà publié sur une page et demie dans le numéro 498 à côté de tous ces gens que j’admire et respecte. Belle expérience aussi que d’écrire et partager son vécu d’expérience en tant qu’enseignant avec Twitter…

Et si, du coup, de par ma présence sur le Web 2.0, moi aussi, je donnais envie à quelqu’un de se lancer et de vivre une année aussi riche ?

Vivement l’année 2 !

J’adore…les Cahiers Pédagogiques.


Ah, vous y avez cru hein! Vous avez pensé que là, bassement, comme ce sont les vacances, j’allais vous parler de vacances. Hé bien, non. Je vais vous parler des Cahiers Pédagogiques, qui sont, chez moi, liés aux vacances quand même. Si, si, vous allez comprendre…

Enfin, voilà. Rien de tel que le jour où tu arrives, gentil compagnon.

Souvent, je te découvre en rentrant du travail, caché dans la boiîte aux lettres, et là, je suis tout content, je ne t’attendais pas. Vite vite, à la maison.

De quoi, tu parles ? «Le lycée, entre collège et supérieur»… Mwouououais… «L’erreur pour apprendre». Chic, chic…

Mais ne pas tout de suite retirer le film plastique. Attendre LE moment que tu mérites. Je ne vais pas te découvrir comme ça, n’importe où, n’importe quand. Je dois être disponible. Surtout que des fois tu arrives avec d’autres revues, je ne dois pas faire de jaloux. Tu le comprendras bien.

Et puis, des fois, je n’ai pas le temps, ou je te découvre dans la boîte aux lettres le matin, et tu voyages dans mon cartable plusieurs jours. Ah, ça, tu en as rencontré des paquets de copies en attente au fond du cartable, cotoyé des stylos rouges….

Bon, posons le cartable, enfilons les chaussons (important le confort du pied pour la lecture), mettons-nous à l’aise, un petit café.

Ah, je suis prêt. Hop, blister enlevé. Parcourir ton contenu. D’abord le dossier. Tout plein de noms connus depuis que je suis sur Twitter. Suis décidément bien content d’être sur Twitter. Découvrir mon nom dedans dans un coin à quelques pages de toutes ces personnes que j’apprécie. Fierté. Mais laissant mon narcissisme de côté, je continue, je découvre un billet du mois. Encore un nom connu et apprécié. Ca va être bien ce numéro ! Je note tous les titres des articles que je dois lire.

Et c’est là que ça se gâte. Je dois faire d’autres choses, et reporter la lecture.

Bon, je te range à côté de tes grands frères…

Mais ne va pas croire que tu es maltraité, tu rejoins tes cousins les livres pédagogiques, qu’en général j’achète par série et pulsion en allant chez mon libraire, livres qui m’ont intéressé, que j’ai achetés, mais que je n’ai pas (encore) eu le temps de lire et qui attendent gentiment près du bureau. D’ailleurs, vous vous connaissez, je crois, vous êtes voisins. Des fois, je t’emmène pour te lire avant la sieste. Je te pose au pied de lit, mais là, souvent, je m’endors, ou tu es confronté à une BD, au journal. Combat inégal, mauvaise heure.

Ah, beau numéro des Cahiers des années précédentes, toi et moi, on en a fait du chemin ensemble ! Combien de fois es-tu venu avec moi entre 2 et 3 dans la salle des profs pour finir concurrencé lâchement par un café ou un magazine qui traînait ? Combien de fois j’étais là, sur le point de te sortir de mon cartable, quand est arrivée la collègue qui avait un truc urgent à me dire sur les soldes ou notre classe en commun ?

Toi et moi d’ailleurs, on a souvent voyagé ensemble. Mais si, souviens-toi ! La Bretagne, il y a 2 ans, tu y étais ! La Suisse, aussi! La Bourgogne, là également ! Le séminaire à Paris, le salon de l’UNESCO, tu y étais, on a pris le train ensemble. Tu es devenu ami avec ma valise à force de voyages. Tu étais rangé avec un livre, car forcément j’allais avoir le temps de vous lire dans le train, la voiture ou à un autre moment…C’est simple, dès que je voyage, tu es là. Bon, je sais, tu vas me dire, je ne te lis pas forcément, des fois, je préfère un DVD en anglais. Déjà, je te ferai remarquer qu’écouter un DVD en VO, c’est pour moi du travail (je dois entretenir mon anglais…). Ensuite, quand même, tu as voyagé avec moi. Tu ne vas pas me reprocher ça…Tu en as vu du pays !

Bref, j’avoue, je n’ai pas le temps de te lire comme je le voudrais. Je ne le prends pas pour être plus précis.

Mais, voilà. Les vacances sont là. Et, j’ai le temps. Je vais te lire.

Si, si…

J’adore…qu’on adore ‘J’adore mon job’.


Ah, bonheur… Moi, j’adore recevoir du courrier.

Enfin, pour être plus exact, j’adore recevoir mes nouveaux magazines… La joie du petit plastique qu’on enlève, découvrir les contenus, prendre son temps pour lire…parfois, je n’ai pas le temps même, mais bon…

Lundi matin, j’ai reçu mon nouveau ‘Cahiers pédagogiques’. Je savais qu’une petite surprise m’y attendait, mais quand même, joie et bonheur et fierté (hey, c’est quand même les Cahiers pédagos, pas n’importe quoi…) quand j’ai lu que ‘j’adore mon job’ était blog du mois…Alors, comme ma fierté n’a d’égale que mon narcissisme, voilà la chose…

Donc, merci à vous, chers Cahiers Pédagogiques.

Et puisque tu (on se tutoie, hein?) m’aimes et me fais de jolies déclarations, saches que moi aussi j’aime beaucoup ce que tu fais…Non, ne rougis pas, tu le vaux bien. 🙂

Tout cela intervient alors que le blog (auquel franchement au départ je ne croyais pas ne voyant pas qu’on puisse trouver le moindre intérêt à ce que j’avais à dire), alors que le blog donc, vient de dépasser les 2000 visites.

Donc, merci à vous aussi, chers lecteurs.

J’espère garder votre estime encore longtemps et vous donne rendez-vous pour les 10000 visites et avant pour le prochain article. 😉

Et d’ici là, continuez aussi à adorer, cherchez ce que vous adorez, et vivez pour cela.