J’adore…le (plus ou moins) petit noeud à l’estomac.


Il est toujours un peu là, en fait.

Quand je pars en congés, je suis fatigué, vraiment à bout, et en général je sors du tunnel novembre- décembre (voir là), donc même s’il est toujours présent, je n’y pense pas trop. Je me détends, je me repose, je ne pense plus au travail, je regarde des films débiles, bref, je fais autre chose que faire cours ou travailler: je sors de chez moi ou de mon établissement, je vais voir des amis, je vais faire du shopping…

Je ne pense plus à toutes les choses professionnelles que je devais faire lors de ce premier trimestre mais que je n’ai pas eu le temps de faire. Je me dis que me détendre, me reposer, ne plus penser au travail, vivre, sortir, me permettent aussi d’être un bon professeur en me nourrissant intellectuellement…

Et puis, au bout d’environ une semaine, je commence à me dire que bon, hein, quand même…

Il faudrait s’y remettre. Tu te souviens que tu as ça à faire? Et aussi que tu avais dit que tu lirais ça, ferais ceci?

Alors il revient. Hop, discrètement, un petit nœud à l’estomac. Petit nœud qui ne me quitte plus vraiment jusqu’à la rentrée.

Avant, il me gâchait un peu mes vacances. Il faut vous dire que j’essayais de l’ignorer. De faire sans. Et plus je m’efforçais de ne pas le prendre en compte, plus il augmentait, jusqu’à m’empêcher de profiter mes journées de repos. Je culpabilisais, je me disais  » tu as du temps, profites-en, travaille un peu  » (oui, le prof est une espèce bizarre, en tout cas moi…).

Et puis, avec l’âge (et oui, je suis rentré dans la catégories des professeurs un peu expérimenté, pour dire d’un certain âge…), j’ai appris à le gérer.

Comment on fait ? On fait avec. C’est à dire que l’on se fait un petit planning de choses à faire et on s’efforce de les faire. Bon, ne faites pas mon erreur, faites un planning réaliste. Modeste, mais auquel vous vous tiendrez. J’ai fait le planning très ambitieux,  » ah ce coup-ci, je vais super bien bien bosser pendant mes congés et vous allez voir ce que vous allez voir, je vais en faire des prep’ de cours et je vais révolutionner la pédagogie, Philippe Meirieu, accroche-toi  » et puis patatras, rien fait, trop ambitieux, trop fatigué, le nœud à l’estomac toujours présent, et bien plus fort. Rien ne sert de faire un planning méga ambitieux que vous ne tiendrez pas. Ca sera encore pire, donc.

Ce petit nœud, je l’adore aussi. Mais si, il me pousse à travailler, à chercher, à aller plus loin à faire mieux, autrement, à expérimenter, à ne pas m’endormir.

Au moment où je vous parle, je suis dans la phase où je dois commencer à mettre en place le planning: quelques préparations de cours chaque jour, idéalement, un jour par niveau, plus ranger le bureau (un environnement de travail rangé sTimulera forcément ma créativité pédagogique). J’ai presque fini de ranger le bureau. 13 sacs de vieux cours, vieux manuels et autres joyeusetés plus loin, je m’y retrouve un peu plus dans ce bureau. Je suis prêt à m’y mettre. Si, si… enfin…bon…

D’accord, je ne vous cache pas que tout mon être résiste… Que vraiment, je n’ai pas envie.

Vais-je m’y mettre?

La suite en 2013!

Sur ce, bonne année à vous tous, ami(e)s lecteur/trice/s. Et promis, je me remets à écrire plus en 2013!

J’adore… les vacances productives


J’adore mon job, certes, mais bon faut pas pousser mémé (ou pépé, ou jeune cousin/e, ne soyons pas sectaire) dans les orties de la pédagogie innovante, j’adore aussi les vacances.

Toutefois, comme je suis un grand spécialiste des vacances gâchées par un rhume-persistant-tendance-tête-archi-pleine-j’arrive-plus-à-respirer-je-ne-dors-plus-la-nuit-donc-je-suis-d’une-humeur-exécrable et je ne profite ni des mes amis, ni de ma famille, ni des superbes paysages bretons / bourguignons / auvergnats etc., ou des week-end anéantis par un mal de dos carabiné avec giga envie de vomir pendant des heures donc retour express en TGV pour me soigner etc., j’en suis donc arrivé à la conclusion que:

– je suis un excellent fonctionnaire qui fait son possible pour tomber malade pendant les vacances (même si je n’y arrive pas toujours) 😉

– je suis finalement fait pour bosser, même pendant les vacances. 🙂

J’ai donc appris à ne pas culpabiliser quand je pense au boulot pendant mes congés.

Je vous arrête tout de suite, ami lecteur (on part du principe qu’on se vouvoie, non?), je ne suis pas un grand névrosé de la pédagogie mais quitte à être mal foutu et ne pas pouvoir profiter de mes vacances, une fois que je me remets, je me dis qu’autant que ces vacances aient servi, et que j’aie fait quelque chose de productif pour le boulot…

Donc là, puisque je commence à me remettre, je pense à mes prochains chantiers des mois à venir…

Dyslexie, tu es donc prévenue que j’en ai assez que mes élèves dyslexiques ne s’épanouissent pas dans ma matière et je vais donc m’attacher à progresser en tant qu’enseignant là dessus. Cela vaut d’ailleurs pour la dyspraxie, dysorthographie etc.

Interdisciplinarité, tu m’intéresses, pas que avec les maths… sache le.

Partenaire Twitter potentiel pour travail inter-classe, je suis là!

Expression écrite et compréhension de l’écrit en anglais, sachez que vous serez au centre de mon travail au primaire et en collège lors des prochains 6 mois.

Et enfin, EIP décelés ou pas, je vais concevoir mes séquences en vous prenant mieux en compte…

Il va donc sans dire que, canapé moelleux, je vais rester loin de toi le plus possible pour être productif. Non, n’insiste pas. Y’a pas de coussins accueillants qui tiennent.

Est-ce que je ferai tout ça au final? Sûrement pas…. mais bon, j’aurais une ligne directrice, les vacances servent aussi à ça…

J’adore les vacances, vous dis-je, mais bon vivement la reprise qu’on puisse (re)travailler! Non?